Hommage à Jean-Marie B, mon père

Hommage à Jean-Marie B, mon père

 

Hommage à mon père, Emmanuelle B communicationsDans ma famille, ça vit vieux… très vieux! Jusqu’à tout récemment, j’avais encore mes quatre grands-parents. Diogène, Hélène et Jean-Louis nous ont quittés récemment, à l’âge vénérable de 97, 96 et 86 ans. Grand-maman Marie-Claire est plus vivante que jamais, et elle paraît 15 ans plus jeune qu’elle ne l’est! C’est grâce à elle si je ne fais pas mes 38 ans (merci, grand-maman).

Le secret? Bouger! Quand j’étais petite, le sport occupait une place très importante dans nos vies. Jean-Marie, mon père, avait coupé des skis de fond à ma taille alors que j’avais 2 ans. Je savais à peine marcher que je skiais déjà! Plusieurs l’ont traité de fou. C’était un fou de la nature, oui! Un gars qui ne pouvait tolérer l’air de l’intérieur plus de trois heures, un sportif qui savait tout faire.

Pas tombée loin de l’arbre, la petite pomme que j’étais avait un certain talent pour l’athlétisme, remportant plusieurs médailles aux olympiades du primaire. Saut en longueur, en hauteur, sprint et 400 mètres. Papa m’entraînait et m’encourageait « full pin » comme il disait, avec des courses à parcours conçues sur mesure dans notre cour de Limoilou.

Toujours « sur une peanut », certains le traitaient d’hyperactif : plein air, camping, chalet, feux de camp, scoutisme, canot, voilier et j’en passe! À 50 ans, il s’est même trouvé une passion pour l’équitation et… le quatre-roues!

Mon père est mort à l’âge de 61 ans. Cette vie active n’a pas suffi à le garder en vie assez longtemps pour voir grandir son petit-fils. Son cœur a stoppé, d’un coup. L’espace d’une milliseconde, c’était terminé. À quand remontait l’examen médical de mon père? Je ne le saurai jamais, mais ce que je sais, c’est qu’il se sentait mal 10 jours avant sa crise cardiaque. Et il n’a rien fait. Je m’en suis voulue longtemps de ne pas avoir poussé pour qu’il consulte. La triste réalité, c’est que ultimement, c’était sa responsabilité.

Je n’en veux pas à mon père; l’éducation en matière de santé n’était pas une priorité à son époque. Mais aujourd’hui, il existe tant d’approches et d’information sur tous les sujets en santé que nous n’avons plus d’excuse pour ne pas nous renseigner. J’ai lu récemment que la santé est un droit, mais aussi une responsabilité. Renseignons-nous, prévenons la souffrance — la nôtre et celles de ceux qui nous entourent.

Alors qu’il aurait eu 65 ans aujourd’hui, je rends hommage à la vie active de Jean-Marie B. Et je souhaite à tous ceux qui bougent de bouger le plus longtemps possible!


Si vous soupçonnez que quelqu’un autour de vous puisse être sujet à des malaises cardiaques, renseignez-vous auprès de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC sans tarder.

 

À propos de l'auteur / emmanuelle b

Communicatrice passionnée depuis plus de 15 ans, j'accompagne les entrepreneurs à bâtir une relation durable et authentique avec leur clientèle et leurs différents publics.

Derniers commentaires

  • Madeleine Lamarre
    23 janvier 2015 at 10 h 44 min Répondre

    Je suis touchée par votre article. La vie est fragile, il faut en prendre soin.

    • emmanuelle b
      23 janvier 2015 at 11 h 13 min Répondre

      Merci Madeleine, mon objectif est alors atteint: toucher et sensibiliser 🙂

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